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Edito
Lorsqu’ils ont des besoins financiers, un grand nombre de chefs d’entreprises pensent à faire appel à des investisseurs financiers pour y faire face.
C’est là une erreur qui peut s’avérer magistrale.
On confond trop facilement apports en fonds propres et financement. Bien sûr la finalité est la même : réunir du cash pour assurer l’opérationnel, financer le développement.
Même les banquiers soucieux des équilibres bilanciels encouragent ces chefs d’entreprises à faire appel à des investisseurs dans le but de sécuriser l’entreprise, ceci n’est peut-être pas souhaitable, même si la trésorerie de l’entreprise s’améliore de façon sensible.
Attention ! Ouvrir son capital est une décision lourde de conséquences.
Sous prétexte de résoudre une gêne financière qui n’est peut-être pas forcément endémique, ceci fait toujours perdre un peu de son autonomie à certains chefs d’entreprises, peu préparés à affronter ces nouvelles conditions. Certains ne sont pas prêts à accueillir des étrangers dans le capital, n’ayant pas l’affectio societatis nécessaire à une telle opération.
Pour plagier un vieil adage : « Il vaut peut-être mieux rester seul qu’être mal associé ou ne pas supporter un associé. »
En conséquence, si l’on veut faire appel à du capital-risque, il faut aller jusqu’au bout de la démarche. Le seul apport d’argent du partenaire est insuffisant, il faut savoir faire appel au réseau de son associé financier, bénéficier de son expérience, l’associer aux décisions importantes.
Ce sont là les conditions de la réussite de toute association, même financière.
Patrick Gindre,
Président du Conseil de Surveillance
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