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C’est parce que nous sommes différents dans le monde bancaire,

que nous avons réussi, sans moyen ni appui particulier, à devenir un acteur du financement des entreprises qui, chaque année, réalise 700 opérations, verse 100 M€ de crédits, rachète 700 M€ de factures par l’affacturage.
 
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La délocalisation, remède miracle ou leurre ? : Revue N°2

  Participe Futur - N°2 - Novembre 2003
Sommaire :
• La délocalisation, remède miracle ou leurre ?
• Dans quel domaine investir aujourd’hui ?
• Rupture technologique et nouveau développement
• Dans quel domaine investir aujourd’hui ?
• Vingt ans après…
• Les bons de souscription
• RDD « au scanner »
• 60 minutes pour décider
• Montage de transmission avec lease-back
• L’avenir du frais est dans le sachet
• Transmettre… et garder le cap
• Le crédit Coopératif mise sur les partenariats régionaux et locaux
• Affacturage : climat de confiance
• L’offre Somufactor
• On a plus parlé de stratégie que de finances
• Partenaires financiers bien coordonnés
• De la recherche universitaire à la recherche opérationnelle
  Edito
La délocalisation, remède miracle ou leurre ?
Que l’on y soit favorable ou que l’on y voit un moyen supplémentaire pour torpiller définitivement nos industries françaises, la délocalisation est un fait.

Le problème s’est posé à peu près dans les mêmes termes il y a une vingtaine d’années avec le transfert de technologie. On percevait alors qu’en apportant un savoir-faire à des pays en voie de développement, ceux-ci acquéraient à bon compte notre technologie et viendraient un jour ou l’autre nous faire concurrence.

Le transfert a finalement été accepté, car on considérait avec fatalisme et réalisme que de toute façon il se ferait. Nos chefs d’entreprises espéraient qu’en renforçant leurs efforts technologiques, ils conserveraient leur avance sur les entreprises auxquelles ils avaient apporté leur savoir-faire.

Aujourd’hui la délocalisation revêt un aspect différent. Elle favorise l’économie locale et ne concerne pas uniquement des pays en voie de développement, car elle se réalise souvent dans des pays où la croissance est à deux chiffres, notamment dans des pays de l’Est où le coût de la main-d’oeuvre progresse de manière très importante, mais où des gains de productivité sont réalisés grâce à une maind’oeuvre assidue et travailleuse.

Quel est donc l’avantage à terme si ces pays rejoignent demain l’Europe et si leurs coûts de production augmentent ? La réponse est claire. À la différence du transfert de technologie, nous sommes face à de nouveaux marchés et la délocalisation peut souvent être considérée comme une expansion commerciale, un développement des marchés.
Dans ces pays, il se crée un nouveau tissu industriel, qui engendre de nouvelles richesses et apporte de nouveaux consommateurs.

Gilles Ramillon,
président du directoire


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