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Sommaire :
• Coup de coeur : c'est dans l'air du temps
• Prévenir les impayés
• Stratégie gagnante pour Airia
• Action commerciale renforcée
• In extremis
• Continuum technique
• Témoignages "un seul client"
• Transmission d'une société mono-client : comment l'appréhender
• Ques sont-ils devenus : Stiplastics, Veralam
• Le dirigeant a droit à sa protection sociale
• Actualités : 15 participations en 15 mois, déménagement, ...
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Edito
Les crises causent de fortes variations dans la valeur des entreprises :
certaines s’enrichissent, d’autres font faillite. Les plus fragiles ne peuvent guère que résister. Les plus sereines, laissant libre cours à leurs ambitions, saisissent l'opportunité de s’offrir un concurrent à bon prix. À condition d’avoir du cash. Plus que jamais la déesse Cash est vénérée. C’est elle qui mène le monde ! Aussi, quand on a des liquidités, il faut les conserver :
éviter, quand le taux de l’argent est bas, d’autofinancer ses investissements, mobiliser au contraire tous ses financements. Le banquier, ravi de s’occuper d’une affaire capable de s’auto suffire proposera un taux d’autant plus attractif ! De quoi attendre l’opportunité avec du cash pour la saisir au bond.
Qu’en est-il pour une société d’investissement en fonds propres ? Les demandes de participations sont en recrudescence. Nombre d’entreprises, conscientes de la nécessité de renforcer leurs capitaux pour assurer l’avenir, font appel aux investisseurs extérieurs. D’autres recherchent des capitaux pour compenser leurs pertes ou satisfaire les besoins de trésorerie. Mais leur chance de trouver des fonds propres est faible car les investisseurs recherchent plutôt des entreprises en développement.
Le capital-risque n’est pas là pour boucler les fins de mois mais accompagner l’évolution !
L’investisseur haut de bilan n’est pas réceptif aux opportunités. Contrairement au boursier qui traque le titre à la baisse, il agit prudemment. Peu lui importe d’entrer dans une société à prix cassé. La plus value se fera plus tard, à la sortie. Evidemment le coût d’entrée est primordial pour la déterminer, mais il tâchera d’entrer au juste prix. Car il lui sera toujours reproché, même longtemps après, d’avoir agi par opportunisme.
En période de crise, le capital risqueur continue à monter les dossiers qu’il a sélectionnés selon ses méthodes, insensible aux “coups”. Il a ses fondamentaux, qui peuvent varier selon la politique d’investissement fixée a priori par ses actionnaires à moyen terme. La crise influera ses décisions, la clientèle ou le secteur d’activité de l’entreprise, sans plus. Ignorant le fatalisme, il continuera sans heurts ses opérations.
Gilles Ramillon
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